Une brève histoire de la monnaie pour comprendre la monnaie libre…

Article en construction constante au fur et mesure de mes découvertes et compréhension… N’hésitez à venir ajouter votre grain de sel pour corriger des erreurs ou apporter des éléments de compréhension du binz 😉

Il s’agit pour d’une tentative d’explication du dévoiement de cet outil de mesure qui devrait faciliter les échanges entre humains au lieu de les asservir. Le troc initial atteignant rapidement ses limites, les premières monnaies auraient vu le jour dès l’Antiquité.

Cette théorie sur le troc est controversée par une autre hypothèse qui indique que les premiers échanges auraient été basées sur la dette initiale… « De façon très simplifiée le consensus scientifique est que la dette est première, qu’elle s’est ensuite étendue au sein d’un système quantifié de reconnaissances de dettes échangeables qui se sont ensuite matérialisées par des pièces de monnaie puis des billets. » Je n’ai pas la réponse pour l’instant, même si cela mérite d’être appronfondi, cela ne gêne pas, me semble-t-il, la suite de l’exposé…

Une petite vidéo, c’est toujours sympa !

Les premières monnaies

Le problème, c’est que d’une part elles portaient une valeur intrinsèque (or, argent…) d’autre part, elles pouvaient perdre de la valeur (du poids) et enfin elles sont devenues très vite intransportables.

Impermanence de la valeur/non transportable dans le temps et dans l’espace

Depuis lors, tous les économistes reconnaissent à la monnaie trois fonctions indissociables et caractéristiques :
• la monnaie est une unité de compte pour mesurer le prix des biens,
• La monnaie est un moyen de paiement pour commercer,
• La monnaie est une réserve de valeur pour les épargnants.

La monnaie n’est plus un outil d’échange mais devient une marchandise. Or La monnaie devrait être un bien commun au même titre que les unités de distance, de temps, de volume, etc. et non une marchandise.

L’avènement des banques

Au milieu du XIIe siècle, les pouvoirs religieux et militaires finissent par perdre le contrôle des échanges commerciaux, laissant la main à une nouvelle classe de marchands et de financiers.

Cependant, les attaques de convois deviennent trop fréquentes, les échanges économiques qui exigent d’être menés de manière sûre et rapide ne peuvent plus se faire dans de bonnes conditions. Le transport de l’or est ralenti, toute l’économie en est perturbée.

Pour faire face à cette situation, les banquiers italiens, à la fin du Moyen Âge, inventent alors la lettre de change qui permet aux marchands de ne plus se déplacer avec leur coffre d’or. Il s’agit d’un système astucieux et sûr qui permet au porteur d’une créance (celui à qui on doit de l’argent) d’être payé auprès d’un bureau de change. Sur la lettre de change sont inscrits le montant et la date de paiement.

Les bureaux de change s’imposent sur les plus grandes places commerciales d’Europe. La banque est née.

L’usure ou comment les banquiers commerçants s’enrichissent

En Europe, les grandes découvertes au XVème siècle nécessitent des capitaux énormes et le besoin d’argent est crucial pour se developper. C’est un temps où l’Etat bat encore monnaie et doit être fort pour ne pas succomber à l’envahisseur. {▼Le besoin/l’envie d’expansion du territoire, prédation des richesses du monde « La souveraineté et naissance de la notion de Nation à la Renaissance » à creuser plus tard.}

Le banquier eut une riche idée. Comme les déposants ne venaient jamais chercher leur or en même temps, il décida de prêter plus qu’il n’en avait dans ses coffres sans oublier, bien sûr, de négocier un intérêt sur les prêts.

Cette époque voit l’apparition d’une nouvelle classe : la bourgeoisie qui n’aura de cesse de vouloir s’enrichir et d’accaparer le pouvoir car qui paie commande !

Les « banquiers-commerçants » ont construit leur puissance, au fil des siècles, par le contrôle des monnaies et des « lois ». D’origine anglo-saxonne, ce système a, sous couvert de « liberté », remplacé le modèle de droit continental traditionnel. Les banquiers ont élaboré un archétype mondial de société sans ordre moral via le droit des affaires. Ce « modèle affairiste » a phagocyté toutes les branches du droit – y compris les normes comptables -, les « sciences économiques », les systèmes monétaires, financiers et institutionnels, nationaux et internationaux.

Valérie Bugault – LES RAISONS CACHÉES DU DÉSORDRE MONDIAL : ANALYSES DE GÉOPOLITIQUE ÉCONOMIQUE, JURIDIQUE ET MONÉTAIRE

Mais on peut dire que, encore en ce temps-là, les dépôts permettaient les crédits.

Très longtemps, les devises en circulation ont été adossées à l’or.

Mais déjà, les intérêts privés ont des acquaintances et des liaisons dangeureuses avec les gouvernements dits « démocratiques ».

« Je suis un homme des plus malheureux. J’ai inconsciemment ruiné mon pays.
Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré dans le privé.
La croissance de notre nation, en conséquence, ainsi que toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes.
Nous en sommes venus à être un des gouvernements les plus mal dirigés du monde civilisé un des plus contrôlés et dominés non pas par la conviction et le vote de la majorité mais par l’opinion et la force d’un petit groupe d’hommes dominants. »

Woodrow Wilson, président des Etats-Unis 1913-1921

Les accords de Bretton Woods

Les accords de Bretton Woods, issus de la conférence de Bretton Woods qui s’est tenue au Mount Washington Hotel, à Bretton Woods, dans le New Hampshire aux États-Unis d’Amérique, du 1er au 22 juillet 1944, sont des accords économiques ayant dessiné les grandes lignes du système financier international de l’après-guerre.

L’or n’est plus un garant de la valeur de la monnaie. La monnaie vaut par la quantité de biens et services qu’elle permet d’acheter indépendamment du cours de l’or.
La création monétaire se fait principalement par les emprunts effectués par les particuliers et les entreprises auprès des banques. Contrairement à ce qu’on peut penser, les crédits accordés par les banques ne sont pas financés par l’épargne des autres clients de la banque. Lorsqu’une banque octroie un crédit à un agent économique (ménage ou entreprise), elle met en circulation de la monnaie scripturale qu’elle crée. Aucune épargne préalable n’est donc nécessaire à la banque pour octroyer un crédit. Elle crée la monnaie « ex nihilo », à partir de rien.

L’invention de la comptabilité permet ce genre de tour de passe passe !

 La monnaie créée ex nihilo est inscrite à l’actif (créance sur l’emprunteur) et au passif de la banque (dépôt). Les banques créent de la monnaie d’un simple jeu d’écritures !

C’est la loi des banksters et paradis fiscaux qui siphonnent les richesses du monde, rendent les peuples esclaves… Les Etats ne sont plus souverains de leur monnaie. Le politique disparaît au profit du tout économique. Ce sont les puissances d’argent hors sol qui dirigent le monde… à notre perte, nous le peuple, les petits, les sans-dent, ce qui ne sont rien ?

« Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années.
Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial.
La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés. »

David Rockefeller, Commission Trilatérale 1991

« Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi.
Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. »

Maurice Allais, Prix Nobel de Sciences Économiques 1988

Illustration originale – Katherine DARA

Le dollar, la monnaie internationale

Le billet de 1 dollar américain

Il a fallu attendre le Banking Act de 1935 et surtout la conférence de Bretton Woods de 1944 pour que le dollar soit une monnaie complète, capable de soutenir une hégémonie internationale.

La monnaie est certes réputée servir le bien commun mais, on va s’en apercevoir, elle peut tout aussi bien servir des intérêts particuliers. D’ailleurs, de nos jours, rien ne nous est vraiment caché sur l’objet monnaie et le problème monétaire. Seuls le désintéressement du grand public et son ignorance expliquent la relative acceptation des conséquences néfastes de ce projet de la finance internationale sur l’ensemble des peuples du monde. Le dollar US monnaie mondiale, n’a-t-il pas inscrit en caractères distincts sur le verso de son billet de I dollar, le programme qu’il porte depuis des années : ce « Novus ordo seclorum » et « Annuit coeptis », signifiant littéralement : le « Nouvel ordre des siècles » et « cette entreprise est approuvée ». Cette formule n’est-elle pas ostensiblement écrite sur les célèbres billets verts américains depuis des décennies, sans que cela ne choque personne ? »

Marc Gabriel Draghi, extrait de Le règne des marchands du Temple

« Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. »

cette citation, qu’on dit faussement attribuée à Mayer Amshel Rothschild

La monnaie : un bien commun, pas une marchandise

De la monnaie « dette » à la monnaie libre un outil d’émancipation

Selon la Théorie Relative de la Monnaie (TRM) de Stéphane Laborde.

Article sur la monnaie libre

Sources : 

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